Appel à contributions

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6e Conférence Globale sur les Génocides
Faculté de médecine, Aix-Marseille Université, Marseille (France), 4-7 Juillet 2018
APPEL A CONTRIBUTIONS

Génocides et Violences de Masse : diagnostiquer, traiter, guérir ?
Sciences médicales, sciences humaines et sciences sociales face à la violence extrême

Comité d’organisation
Dr. Elisabeth Anstett, CNRS, présidente
Mme Laetitia Delouis, CNRS-AMU, coordinatrice
Mr Valery Ravix, AMU, responsable informatique

Comité scientifique
Prof. Pascal Adalian, anthropologue médico-légal, AMU (France)
Dr. Pamela Colombo, sociologue, EHESS (France)
Prof. Jean-Marc Dreyfus, historien, the University of Manchester (UK)
Dr. Francisco Ferrandiz, anthropologue social, CSIC (Espagne)
Prof. Caroline Fournet, juriste, Université de Groningen (Pays-Bas)
Prof. Sévane Garibian, juriste, Université de Genève (Suisse)
Dr. Gabriel Gatti, sociologue, Université du Pays-Basque (Espagne)
Dr. Anne Guillou, anthropologue sociale, CNRS (France)
Prof. Mario Ranaletti, historien, Universidad Nacional Tres de Febrero (Argentine)
Nicky Rousseau, historien, University of Western Cape (RSA)
Dr. Michel Signoli, anthropologue, CNRS (France)

Contexte
L’INoGS (International Network of Genocide Scholars) a été fondé à Berlin en janvier 2005 afin d’offrir aux “genocide studies” un espace non-partisan de débats permettant de mettre en discussions des recherches et des analyses portant sur tous les aspects des génocides et des violences de masse. La notion de « génocide » a suscité de nombreux débats dans le champ du droit, de l’histoire, de la sociologie ou des sciences politiques ; l’INoGS privilégie, depuis sa création, les discussions prenant appui sur des travaux de recherche plutôt que sur des agendas d’ordre politique.
Les Conférences Globales organisées par l’INoGS depuis 2009 à Sheffield, Brighton, San Francisco, Cape Town et Jérusalem, ont attesté de l’intensification de la recherche universitaire sur une vaste série de problématiques d’une importance fondamentale pour le champ des « genocide studies » incluant des questions d’ordres théoriques et méthodologiques, des interrogations sur les fondements juridiques et éthiques à partir desquels peuvent être saisis les épisodes de violence extrême, tout autant que des réflexions nées de l’urgence à développer des moyens plus efficaces pour prévenir et stopper les violences de masse de façon globale.

Objectifs de la conférence
Depuis plus de 70 ans, dans le prolongement des analyses pionnières du juriste Raphael Lemkin, universitaires, experts et chercheurs issus de différents horizons disciplinaires ont questionné le fait génocidaire et les violences extrêmes du monde entier, en mobilisant diverses approches théoriques ou empiriques, et en s’attachant à une large variété d’exemples issus du passé ou du présent. Les perspectives pluridisciplinaires associant sciences humaines, juridiques ou sociales, tout autant que les approches comparatives ont, de ce fait, largement caractérisé les « genocide studies ».
Pourtant, quand bien même la violence est un fait également étudié par différentes disciplines médicales tels que la psychologie, la psychiatrie, la médecine légale ou l’anthropologie médico-légale, le dialogue entre les sciences humaines et sociales, et les sciences médicales, a tardé à se déployer dans le champ des « genocide studies ».
La 6e Conférence Globale de l’INoGS qui se tiendra à la Faculté de Médecine de l’Université d’Aix-Marseille en Juillet 2018 ambitionne à ce titre d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche sur la violence extrême en stimulant des échanges entre les sciences médicales et les sciences sociales, juridiques et humaines. La détection précoce et la prévention de la violence représente en effet un défit global adressé à tous les champs du savoir.
La 6e Conférence Globale de l’INoGS se propose ainsi de débattre de différents cas de crimes de masse du passé et du présent, en questionnant aussi bien les causes que les effets à court et long termes des processus génocidaires, tout en favorisant les échanges entre des approches disciplinaires qui ont encore peu d’occasions pour de se rencontrer.

Thèmes de travail
Les organisateurs appellent ainsi à leur soumettre des propositions de contributions, de panels ou de tables rondes, sur tous les aspects concernant les génocides et les crimes de masse. Ils seraient particulièrement heureux de recevoir des propositions de leurs collègues d’Amérique Latine, d’Asie et d’Afrique. Les chercheurs travaillant sur des sujets tells que la violence sexuelle, les disparitions forcées, la torture, les enlèvements d’enfants et les traumatismes de masse, les résolutions de conflits et les initiatives de médiation, sont particulièrement encouragés à soumettre une proposition. Les présentations de recherches portant sur les situations récentes de violence extrême telles que la Syrie, le Darfour, l’Iraq, le Mexique ou la Colombie, seraient particulièrement bien venues. La proposition de contributions ou de panels concernant les processus de diffusion ou de résorption de la violence, est également vivement encouragée de la même façon que les recherches portant sur les interventions humanitaires et leurs enjeux éthiques.

D’autres thèmes d’intérêt concernent, sans toutefois y être limités :

Repérer les symptômes et diagnostiquer
Les cas particuliers, et les analyses comparatives des génocides et violences de masse
Le colonialisme et les crimes de masse
La prévention de la violence collective
Les violences de genre, enlèvements d’enfants et traumatismes de masse : la voix des victimes
Les rôles des perpétrateurs, des témoins et des victimes
L’architecture forensique, l’imagerie satellite et les outils numériques pour détecter les crimes de masse
La mort de masse et les phénomènes de migrations
Les camps de réfugiés

Traiter
Les effets et les enjeux du droit pénal international, des Cours Pénales Internationales et des Tribunaux Pénaux Internationaux
Les interventions militaires et humanitaires
La justice transitionnelle
Les exhumations de masse et les procédures d’identification des victimes
Les banques ADN

Guérir
Les effets des violences de masse, à court, moyen et long termes
Les enjeux politiques des excuses, du pardon, de la réconciliation et des pratiques de restitutions
Le négationnisme, les logiques de justification, de déni et de passage sous silence
Les commémorations et mises en mémoire des atrocités
Les représentations des génocides dans la littérature, le cinéma, l’art, la musique et les autres médias
Les génocides, les violences de masse et internet
Enseignements universitaires et pratiques pédagogiques dans le champ des « genocide studies »

Soumettre une proposition
La participation à la conférence n’est pas restreinte aux seuls membres de l’INoGS. Les approches pluridisciplinaires ou théoriques, tout autant que les dialogues interdisciplinaires sont vivement encouragés.
Les propositions de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, de post-doctorants ou de doctorants tout autant que celles de praticiens ou d’experts travaillant pour les organisations internationales, gouvernementales ou non-gouvernementales, et d’autres institutions sont les bienvenues.
A partir de la mi-octobre 2017, les participants intéressés pourront soumettre leurs propositions sous la forme d’un résumé de 250 mots maximum, via le site web de la conférence : http://inogsconference2018.com/. Une courte notice biographique de 100 mots maximum sera également requise. Les propositions de panel ou de table ronde devront par ailleurs comporter un paragraphe supplémentaire de justification.
Les questions relatives à la procédure de soumission de proposition peuvent être adressées à admin@inogsconference2018.com. Les participants intéressés recevront une réponse à leur proposition dans les 4 semaines suivant la date de leur envoi. Les participants ayant vus leur proposition de contribution, de panel ou de table ronde acceptée devront ensuite s’inscrire en ligne sur le site de la conférence http://inogsconference2018.com/ qui rassemblera toutes les informations pratiques (frais d’inscriptions, options d’hébergements, moyens de transports, et autres détails). Les participants qui procéderont à leur inscription avant la date du 15 février 2018 bénéficieront d’une réduction de 10% pour leur inscription anticipée.

La date limite pour soumettre une proposition de contribution, de panel ou de table ronde est le 15 mars 2018.

Bourses
L’INoGS est heureux d’annoncer que des bourses sont disponibles pour soutenir notamment la participation de doctorants et de chercheurs issus des pays du Sud ou de pays traversant un effondrement financier majeur, à la 6e conférence globale « Génocides et Violences de Masse : diagnostiquer, traiter, guérir ? Sciences médicales, sciences humaines et sciences sociales face à la violence extrême ».
Le nombre de bourses est limité.
Les participants potentiels issus des pays du Sud ou de pays traversant un effondrement financier majeur, sont invités à candidater à une bourse via la section dédiée sur le site web de la conférence, après que leur proposition aura été acceptée par les organisateurs.
La date limite pour candidater à une bourse est le 28 Février 2018, et les lauréats seront informés du montant de la bourse avant la fin du mois de mars 2018 (voir le site web de la conférence pour les détails).

Les questions concernant les bourses peuvent être adressées à Elisabeth Anstett e.anstett@corpsesofmassviolence.eu ou directement aux organisateurs à l’adresse : info@inogsconference2018.com

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